Juil 15

Maléfique de Robert Stromberg (2014)

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Forts du succès d’Alice au pays des merveilles de Tim Burton en 2010, les studios Disney n’ont pas tardé à mettre en chantier cette adaptation “en live” de La Belle au bois dormant, proposant même au papa d’Edward aux mains d’argent de le réaliser. Finalement, Burton se retira du projet et c’est un réalisateur débutant, Robert Stromberg, reconnu comme un spécialiste des effets spéciaux, qui se vit confier cette tâche délicate. 

Si l’on vient voir ce Maléfique sans attentes particulières, le film remplit bien sa part du contrat : joli, divertissant, idéal pour les enfants. Si on en attend plus, on est en droit d’être passablement déçu : la réalisation est des plus lisses et on ne peut s’empêcher de se demander (malgré l’échec artistique d’Alice) ce que Tim Burton en aurait fait. Le design des petits personnages féériques des landes, quant à eux, est très niais et évoque l’imagerie cliché d’Arthur et les Minimoys, ce qui est assez regrettable. Quant à l’histoire, si elle est comptée pour adopter le point de vue de Maléfique, elle est davantage réservée au jeune public et pourra décevoir par son aspect convenu : la fée déchue n’est en fait pas vraiment méchante, les apparences sont trompeuses et le vrai méchant, c’est le père d’Aurore, le roi Stéphane. L’histoire est cependant bien menée, assez touchante dans son dénouement (attendu) et propose une genèse de la fée/sorcière différente du dessin original mais intéressante et cohérente. 

Le film convaincra alors davantage ceux qui n’attendaient pas beaucoup de noirceur de la part de ce blockbuster dont le plus troublant, de ce côté-là, est la reprise dark de la chanson “Once Upon a Dream” par Lana Del Rey. Un bon divertissement pour l’été, qui ravira en premier lieu les enfants de 5 à 12 ans. 

Juil 15

Après avoir adapté en jeux vidéos 8 bit des films cultes tels que Pulp Fiction, Iron Man, The Dark Knight, Forrest Gump ou Fight Club, CineFix vient de proposer cette version de Kill Bill en mode rétro gaming. Le joueur incarne la Mariée Béatrix Kiddo et doit éliminer un à un (dans l’ordre chronologique) tous ses adversaires, jusqu’au big boss Bill. 

L’univers du film est respecté et la musique a quant à elle été convertie pour adopter ce son monocorde si particulier propre à ce type de jeu. Alors, à quand une cartouche de jeu old school qui réunirait les différents jeux conçus par les geeks ?

Juil 15

Dragons 2 de Dean DeBlois (2014)

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Après un premier volet de haute volée qui réussissait l’exploit de se hisser au même niveau que les meilleurs Pixar, Harold et son meilleur ami le dragon Krokmou sont de retour avec ce Dragons 2, drôle, émouvant et supérieur en tous points à son prédécesseur. 

La narration se fait plus complexe et confronte le héros à son histoire personnelle (la disparition de sa mère) tout en testant la complicité entre le jeune homme et son dragon. Épique, le film déroule son intrigue avec toujours plus d’ampleur, sans jamais en faire trop et se révèle également poétique, notamment lors de la confrontation d’Harold avec un mystérieux guerrier masqué qui lui en apprendra plus sur les dragons et sur lui-même… 

Davantage centré sur les personnages, Dragons 2 est en ce sens plus tourné vers l’émotion mais ne verse jamais dans le lacrymal ou la guimauve et le final est véritablement émouvant. 

La maestria visuelle est quant à elle plus que jamais au rendez-vous et les nouveaux dragons présentés sont très beaux et donnent lieu à de belles scènes, notamment lors de l’arrivée d’Harold dans leur “havre”. 

Quatre ans après le premier film et une série télé plus tard (Dragons : Cavaliers de Berk), la franchise Dragons se hisse au sommet du studio Dreamworks et prouve qu’elle en a dans le ventre. La fin de ce second volet laisse même à penser qu’un troisième chapitre reste envisageable… Chiche ? 

Juil 12
Extant est la nouvelle série SF produite par Steven Spielberg pour la chaîne CBS, dont la diffusion vient de commencer le 9 juillet. Elle met en scène une Halle Berry en femme astronaute de retour de mission après 13 mois passés dans l’espace. Tout devrait bien passer sauf que… elle ne cesse de vomir et son enfant-androïde se conduit de manière étrange. C’est alors qu’on lui annonce qu’elle est enceinte, chose à priori impossible, à moins que… 
Dès le début, Extant ne dissimule pas ses influences : Gravity, A.I., Solaris, Rosemary’s Baby… La série nous propose un condensé du cinéma de genre, dont les prémices sont aussi convaincantes qu’intrigantes. Le tempo est calme, l’ambiance feutrée, l’esthétique léchée et le suspense bien présent dans ce pilote qui nous promet une tension certaine pour la suite. Halle Berry et Goran Visjnic (Urgences, Les ensorceleuses…) nous tiennent quant à eux en haleine et l’identification se fait facilement lors de ces 42 minutes qui passent à toute allure. 
A suivre pendant l’été, en espérant que Extant tienne ses promesses et ne ressasse pas trop ses références de manière évidente, risque bel et bien présent à la vision de ce premier épisode… mais on compte sur Spielberg pour nous éviter ce désagrément !

Extant est la nouvelle série SF produite par Steven Spielberg pour la chaîne CBS, dont la diffusion vient de commencer le 9 juillet. Elle met en scène une Halle Berry en femme astronaute de retour de mission après 13 mois passés dans l’espace. Tout devrait bien passer sauf que… elle ne cesse de vomir et son enfant-androïde se conduit de manière étrange. C’est alors qu’on lui annonce qu’elle est enceinte, chose à priori impossible, à moins que… 

Dès le début, Extant ne dissimule pas ses influences : Gravity, A.I., Solaris, Rosemary’s Baby… La série nous propose un condensé du cinéma de genre, dont les prémices sont aussi convaincantes qu’intrigantes. Le tempo est calme, l’ambiance feutrée, l’esthétique léchée et le suspense bien présent dans ce pilote qui nous promet une tension certaine pour la suite. Halle Berry et Goran Visjnic (Urgences, Les ensorceleuses…) nous tiennent quant à eux en haleine et l’identification se fait facilement lors de ces 42 minutes qui passent à toute allure. 

A suivre pendant l’été, en espérant que Extant tienne ses promesses et ne ressasse pas trop ses références de manière évidente, risque bel et bien présent à la vision de ce premier épisode… mais on compte sur Spielberg pour nous éviter ce désagrément !

Juil 12

Pronostics pour les Emmy Awards 2014 →

Les nominations pour les Emmy Awards sont tombées jeudi 10 juillet. Sans surprise, Breaking Bad, True Detective ou Modern Family ont décroché un nombre important de nominations. 

CanalSat a publié le communiqué suivant en faisant appel à 59 experts séries dont… CulturELLEment Vôtre pour établir les pronostics suivants. True Detective et Matthew McConaughey partent ainsi favoris pour les récompenses dans les catégories meilleure série dramatique et meilleur acteur dans un rôle dramatique, tandis que Robin Wright pour House of Cards est donnée grande gagnante.

Quant à moi, bien qu’une victoire de True Detective me ravirait, je verrais bien Breaking Bad auréolé pour sa dernière saison triomphale et la nouvelle venue Lizzy Caplan être récompensée pour Masters of Sex.

Résultats dans la nuit du 26 au 26 août. La cérémonie sera retransmise en direct sur Série Club ainsi que gratuitement sur la site de CanalSat.

Juil 12
Sorti le 2 juin dernier, Chaleur humaine est le premier album de la Nantaise Héloïse Lhetissier, alias Christine and the Queens, 26 ans, jeune artiste douée auteur de plusieurs EPs remarqués découverte par les Inrocks lab. 
La française y chante des textes beaux et ciselés tournant autour des questions de genre et d’intimité, le tout sur des mélodies pop chatoyantes influencées aussi bien par Christophe (dont elle reprend ici “Paradis Perdus”) que par Michael Jackson. Entre ambiance intimiste et titres plus dansants, l’album trouve un équilibre délicat qu’il maintient tout au long de ses 11 titres aux arrangements épurés. Le dernier morceau, “Here”, très r’n’b, s’achève sur des cordes de toute beauté, faisant un peu oublier, malgré son titre, la froideur relative du disque, qui nous tient malgré nous à distance et peut empêcher, lors d’une première écoute (cela a été mon cas), d’être véritablement touchés par ces chansons à la composition et la production par ailleurs soignées. 
Parmi les titres phares, on retiendra “It” (qui ouvre l’album), entraînant et dont les paroles poétiques de métamorphose résonnent d’ores et déjà comme un anthem puissant pour les personnes transgenres, “Half Ladies” et ses claquements de mains et vocalises r’n’b, “Narcissus Is Back” ou encore le subtil “Ugly-Pretty”. 
Christine and the Queens, Chaleur humaine, Because Music/WMI, 2014.

Sorti le 2 juin dernier, Chaleur humaine est le premier album de la Nantaise Héloïse Lhetissier, alias Christine and the Queens, 26 ans, jeune artiste douée auteur de plusieurs EPs remarqués découverte par les Inrocks lab

La française y chante des textes beaux et ciselés tournant autour des questions de genre et d’intimité, le tout sur des mélodies pop chatoyantes influencées aussi bien par Christophe (dont elle reprend ici “Paradis Perdus”) que par Michael Jackson. Entre ambiance intimiste et titres plus dansants, l’album trouve un équilibre délicat qu’il maintient tout au long de ses 11 titres aux arrangements épurés. Le dernier morceau, “Here”, très r’n’b, s’achève sur des cordes de toute beauté, faisant un peu oublier, malgré son titre, la froideur relative du disque, qui nous tient malgré nous à distance et peut empêcher, lors d’une première écoute (cela a été mon cas), d’être véritablement touchés par ces chansons à la composition et la production par ailleurs soignées. 

Parmi les titres phares, on retiendra “It” (qui ouvre l’album), entraînant et dont les paroles poétiques de métamorphose résonnent d’ores et déjà comme un anthem puissant pour les personnes transgenres, “Half Ladies” et ses claquements de mains et vocalises r’n’b, “Narcissus Is Back” ou encore le subtil “Ugly-Pretty”. 

Christine and the Queens, Chaleur humaine, Because Music/WMI, 2014.

Mar 17

Attention, soirée Terrence Malick ce soir ! Arte rediffuse le tout premier chef d’oeuvre de Terrence Malick, La Balade Sauvage, ce soir sur à 23h, précédé de son tout aussi grand Le Nouveau Monde (2005) à 20h50. L’histoire de Pocahontas, la fondation de l’Amérique et Colin Farrell d’un côté, Martin Sheen, Sissy Spacek etl’Amérique rurale de l’autre, et la nature dans les deux, dans toute sa splendeur… 

J’avais découvert Le Nouveau Monde à sa sortie sur les écrans en 2005 et, passé le temps d’adaptation nécessaire au rythme hypnotique du film, j’avais été profondément bouleversée par cette vision de l’histoire, qui revient à la source d’un des mythes fondateurs de l’Amérique et le montre dans tous ses aspects, y compris les moins glorieux pour les colons, mais sans se départir d’une grâce incroyable. Quant à La Balade Sauvage, ce film touchant et complètement atypique fait partie de mes préférés et j’avais eu l’occasion de le revoir l’an dernier, lors de la carte blanche des cinémas Mk2 au chanteur Christophe à l’occasion de la sortie de son album Paradis Retrouvé. Autant dire que je serais devant ma télé ce soir ! Deux films essentiels pour comprendre le cinéma de Terrence Malick à mon humble avis.

Mar 17
Le film a réalisé un carton plein rarement vu aux Césars cette année. J’ai profité de sa ressortie sur les écrans pour le voir et juger sur pièces s’il méritait de tels lauriers.
A lire : Les garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne (2013) : critique du film

Le film a réalisé un carton plein rarement vu aux Césars cette année. J’ai profité de sa ressortie sur les écrans pour le voir et juger sur pièces s’il méritait de tels lauriers.

A lire : Les garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne (2013) : critique du film

Mar 13
Nicole Kidman aurait dû retrouver Lars von Trier pour un rôle secondaire dans Nymphomaniac. Finalement, à cause des contraintes de tournage de Grace de Monaco, elle dû annuler sa participation. Bien que ni l’actrice ni le cinéaste n’aient révélé quel devait être ce rôle, la vision du 1er volume laisse deviner qu’elle devait sans doute incarner le personnage interprété par Uma Thurman. Un rôle difficile et ingrat dans lequel elle aurait fait des merveilles et avec lequel l’actrice de Kill Bill se débrouille comme une reine.
A lire : Nymphomaniac volume 1 & 2 (2013) : critiques des films

Nicole Kidman aurait dû retrouver Lars von Trier pour un rôle secondaire dans Nymphomaniac. Finalement, à cause des contraintes de tournage de Grace de Monaco, elle dû annuler sa participation. Bien que ni l’actrice ni le cinéaste n’aient révélé quel devait être ce rôle, la vision du 1er volume laisse deviner qu’elle devait sans doute incarner le personnage interprété par Uma Thurman. Un rôle difficile et ingrat dans lequel elle aurait fait des merveilles et avec lequel l’actrice de Kill Bill se débrouille comme une reine.

A lire : Nymphomaniac volume 1 & 2 (2013) : critiques des films

Fév 24
Une folk délicate et subtile, la découverte d’une artiste peu connue. A écouter à tous moments de la journée !
Marissa Nadler, July (2014)
A écouter sur Deezer

Note : retrouvez bientôt mon bilan musical de l’année 2013, en collaboration avec le blog musical de l’association Eclore.

Une folk délicate et subtile, la découverte d’une artiste peu connue. A écouter à tous moments de la journée !

Marissa Nadler, July (2014)

A écouter sur Deezer

Note : retrouvez bientôt mon bilan musical de l’année 2013, en collaboration avec le blog musical de l’association Eclore.