Aoû 16

En tournée depuis le mois de mai pour la promotion de son album Unrepentant Geraldines, Tori Amos était le 13 août dernier à New York, où lors du fameux Lizard Lounge (la partie du show où elle interprète 2 reprises), elle a entonné le célèbre “Creep” de Radiohead. Une interprétation sombre, sensuelle et puissante qui montre que, plus que jamais, elle en a dans le coffre.

Ses autres reprises récentes incluent “Frozen” de Madonna ou encore “We Found Love” de Rihanna. Ce n’est par ailleurs pas la première fois que Tori reprend Radiohead : en 2005, elle avait déjà repris “Karma Police” et “Street Spirit (Fade Out)”. 

Aoû 14

Un mod pour violer les autres joueurs dans GTA 5 online

En 2013, l’université de Stanford avait réalisé une étude sur les jeux vidéos et la culture du viol, démontrant que ceux-ci la renforçaient en partie. Un sujet qui pourrait revenir sur le devant de la scène puisqu’on vient d’apprendre cette semaine qu’un fan avait créé un mod permettant de violer les autres joueurs de GTA 5 version online en s’accrochant à eux ! 

Si les créateurs du jeu ne sont pour le coup en aucun cas responsables, cela pose quand même quelques questions sur la mentalité de certains joueurs, d’autant plus quand on lit le commentaire enthousiaste et humoristique d’un chroniqueur sur le site jeuxactus.com. "Un bon moyen de troller même si certains ont dû être assez surpris de voir l’innocence de leur personnage volée par un inconnu" écrit celui-ci, nullement gêné par l’aspect moral de la chose. 

On espère vivement que joueurs et joueuses se rebelleront contre ce type de dérives fort dangereuses, parce-que les jeux vidéos constituent, quoi qu’on en dise, un domaine de plus en plus créatif qu’il convient de protéger ! 

Pour aller plus loin : http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/15/jeux-video-culture-viol_n_4099670.html

http://news.stanford.edu/news/2013/october/virtual-female-avatars-100913.html

Aoû 12

Lucy de Luc Besson (2014) : critique du film

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On ne compte plus le nombre de fois que Luc Besson nous a déçus ces dernières années, que ce soit en tant que producteur ou réalisateur. Aussi, lorsqu’on entend parler de ce nouveau film avec Scarlett Johansson qui cartonne aux Etats-Unis et que la critique US a plutôt suivi, on se rêve à espérer enfin… un film distrayant dont le cinéaste n’aurait pas à rougir. Alors soit, on passera sur le fait que cette fameuse théorie selon laquelle nous n’utiliserions que 10% de notre cerveau est totalement fausse. Après tout pourquoi pas, on est au cinéma et le principe est plutôt intriguant, ouvrant le champ à de nombreux possibles…

Malheureusement, dès les premières minutes, on déchante : non seulement la maestria visuelle n’est pas au rendez-vous (un comble quand on connaît les possibilités de M. Besson), mais pour bien nous faire comprendre le danger que court l’héroïne, on a droit à des inserts de stock-shots montrant un fauve guetter sa proie avant de l’attaquer ! Le reste est à l’avenant : Lucy, s’il se veut fun et sans complexes, fait preuve d’une subtilité égale à celle d’un éléphant effectuant un numéro d’équilibriste. Et la présence de Scarlett Johansson et de Choi Min Sik (Old Boy) n’est pas suffisante, loin s’en faut, pour nous faire oublier ses défauts.

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Les rebondissements s’enchaînent mais on ne se sent jamais vraiment embarqués dans cette aventure. Pour commencer, tout aussi drôle que cela soit, la transformation de Lucy en machine à tuer dès qu’elle a ingéré la drogue reste assez gratuite et pour le reste, on n’arrive jamais à gober, même s’il s’agit de science-fiction, que l’utilisation des zones inexplorées de son cerveau la transforme en rien de moins qu’une déesse, invulnérable et omnisciente. Comme tout est possible partant de là, Luc Besson se refuse à faire le moindre choix dramatique et se contente de partir dans tous les sens : des bastons, une course-poursuite en voiture rue de Rivoli, un méchant asiatique hystérique… Bref, Besson retrouve certains de ses motifs préférés mais n’arrive jamais à transcender le tout et on s’ennuie quand même pas mal au final. Et quand il veut la jouer 2001 : l’odyssée de l’espace ou Tree of Life, cela est d’une telle maladresse qu’on ne peut que sourire devant cette pseudo dimension métaphysique.. 

La fin, autant le dire tout de go, est aussi ridicule qu’attendue et laissera même le spectateur le plus ouvert d’esprit perplexe. On pense alors à un autre film dans lequel a joué Scarlett Johansson récemment, le magnifique Her de Spike Jonze : le dénouement y est en fin de compte similaire, mais Jonze avait su le rendre simple et bouleversant. On ne saurait alors que trop conseiller la vision de ce film et, si vous voulez un film d’action fun à la Besson, revoyez plutôt Taxi ! 

Aoû 05
Elle sera à la rentrée à l’affiche de Sin City : J’ai tué pour elle mais cette année, Eva Green aura surtout marqué les esprits par sa prestation remarquable dans la nouvelle série de Showtime produite par Sam Mendes, Penny Dreadful. 
A lire : Penny Dreadful, saison 1 : critique de la série

Elle sera à la rentrée à l’affiche de Sin City : J’ai tué pour elle mais cette année, Eva Green aura surtout marqué les esprits par sa prestation remarquable dans la nouvelle série de Showtime produite par Sam Mendes, Penny Dreadful.

A lire : Penny Dreadful, saison 1 : critique de la série

Aoû 04

Exposition Star Wars Identities à la Cité du Cinéma (Seine Saint-Denis)

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Ouverte en février et prolongée au mois de juin, l’exposition Star Wars Identities est le grand succès de cette année. Outre le fait qu’elle présente de très nombreux costumes, reproductions, éléments de décors et storyboards, son originalité réside dans son approche : nous permettre de comprendre la formation de l’identité d’un individu au travers des destinés des personnages principaux de la saga de George Lucas.

L’aspect interactif est augmenté par la remise d’un bracelet électronique à l’entrée, qui nous permet d’enregistrer nos réponses à 10 questions tout au long de l’exposition. Le visiteur est en effet invité à créer son propre personnage Star Wars et à lui attribuer des traits de caractère, une histoire familiale, un métier, etc. Après avoir donné notre adresse électronique en fin d’exposition, une fiche avec le profil de notre personnage, qui peut être partagée sur les réseaux sociaux, nous est envoyée le soir-même. Autant dire qu’il s’agit-là d’un must pour les enfants et d’un petit plus très plaisant pour les amateurs de la saga. 

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L’exposition est bien organisée, ludique et paraît même un peu courte au vu du prix assez élevé du ticket d’entrée. Exposition familiale et donc grand public, on regrettera seulement que les vidéos sur les différents aspects de la formation de l’identité n’en apprennent pas forcément beaucoup aux adultes et paraissent justes mais un peu simples. Finalement, cela nous montre surtout que les personnages créés par George Lucas ont été savamment construits.

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Le plus intéressant  demeure les storyboards successifs accompagnés de commentaires par le biais de l’audioguide qui nous permettent de voir l’évolution dans la conception des personnages, chose très instructive bien que les passionnés n’apprendront probablement pas grand chose. L’exposition est visible jusqu’au 5 octobre prochain.

(Pour voir à quoi ressemblera le profil de votre personnage, vous pouvez consulter le mien ici)

Aoû 04

Exposition De L’ère des dinosaures à l’ère de glace (Porte de Versailles, Paris)

Jusqu’au 31 juillet se tient une grande expo à Porte de Versailles : De l’ère des dinosaures à l’ère de glace qui propose de replonger dans ces deux ères bien particulières de notre planète, à travers une petite sélection des nombreux spécimens qui peuplaient alors la Terre. 

Toute la première partie de l’exposition est dédiée à l’ère de glace : des panneaux nous expliquent de manière scientifique pourquoi celle-ci a pu voir le jour puis nous passons à plusieurs grandes salles où sont entreposés des animatronics mis en scène dans des décors. C’est ensuite au tour des dinosaures de faire leur apparition avec des créatures géantes. Les spécificités de chaque espèce nous sont expliquées de manière claire et concise, à la fois par des pancartes et par le biais de l’audioguide qui nous est remis à l’entrée et c’est ainsi que le visiteur est plongé pendant plus d’une heure et demi dans ces périodes fascinantes. 

L’exposition, clairement familiale, est une bonne idée de sortie avec des enfants de tous âges, qui seront par ailleurs enthousiasmés de pouvoir grimper sur certaines des créatures les plus populaires pour prendre la pose à la fin. Les adultes, quant à eux, apprendront également pas mal de choses et ne s’ennuieront pas. Seul petit reproche : certains animatronics sont plus réussis que d’autres, certains semblant plus avoir été conçus pour un jeune public tandis que d’autres sont bien plus réalistes. Une expo très pédagogique dans tous les cas ! 

Juil 15

Maléfique de Robert Stromberg (2014)

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Forts du succès d’Alice au pays des merveilles de Tim Burton en 2010, les studios Disney n’ont pas tardé à mettre en chantier cette adaptation “en live” de La Belle au bois dormant, proposant même au papa d’Edward aux mains d’argent de le réaliser. Finalement, Burton se retira du projet et c’est un réalisateur débutant, Robert Stromberg, reconnu comme un spécialiste des effets spéciaux, qui se vit confier cette tâche délicate. 

Si l’on vient voir ce Maléfique sans attentes particulières, le film remplit bien sa part du contrat : joli, divertissant, idéal pour les enfants. Si on en attend plus, on est en droit d’être passablement déçu : la réalisation est des plus lisses et on ne peut s’empêcher de se demander (malgré l’échec artistique d’Alice) ce que Tim Burton en aurait fait. Le design des petits personnages féériques des landes, quant à eux, est très niais et évoque l’imagerie cliché d’Arthur et les Minimoys, ce qui est assez regrettable. Quant à l’histoire, si elle est comptée pour adopter le point de vue de Maléfique, elle est davantage réservée au jeune public et pourra décevoir par son aspect convenu : la fée déchue n’est en fait pas vraiment méchante, les apparences sont trompeuses et le vrai méchant, c’est le père d’Aurore, le roi Stéphane. L’histoire est cependant bien menée, assez touchante dans son dénouement (attendu) et propose une genèse de la fée/sorcière différente du dessin original mais intéressante et cohérente. 

Le film convaincra alors davantage ceux qui n’attendaient pas beaucoup de noirceur de la part de ce blockbuster dont le plus troublant, de ce côté-là, est la reprise dark de la chanson “Once Upon a Dream” par Lana Del Rey. Un bon divertissement pour l’été, qui ravira en premier lieu les enfants de 5 à 12 ans. 

Juil 15

Après avoir adapté en jeux vidéos 8 bit des films cultes tels que Pulp Fiction, Iron Man, The Dark Knight, Forrest Gump ou Fight Club, CineFix vient de proposer cette version de Kill Bill en mode rétro gaming. Le joueur incarne la Mariée Béatrix Kiddo et doit éliminer un à un (dans l’ordre chronologique) tous ses adversaires, jusqu’au big boss Bill. 

L’univers du film est respecté et la musique a quant à elle été convertie pour adopter ce son monocorde si particulier propre à ce type de jeu. Alors, à quand une cartouche de jeu old school qui réunirait les différents jeux conçus par les geeks ?

Juil 15

Dragons 2 de Dean DeBlois (2014)

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Après un premier volet de haute volée qui réussissait l’exploit de se hisser au même niveau que les meilleurs Pixar, Harold et son meilleur ami le dragon Krokmou sont de retour avec ce Dragons 2, drôle, émouvant et supérieur en tous points à son prédécesseur. 

La narration se fait plus complexe et confronte le héros à son histoire personnelle (la disparition de sa mère) tout en testant la complicité entre le jeune homme et son dragon. Épique, le film déroule son intrigue avec toujours plus d’ampleur, sans jamais en faire trop et se révèle également poétique, notamment lors de la confrontation d’Harold avec un mystérieux guerrier masqué qui lui en apprendra plus sur les dragons et sur lui-même… 

Davantage centré sur les personnages, Dragons 2 est en ce sens plus tourné vers l’émotion mais ne verse jamais dans le lacrymal ou la guimauve et le final est véritablement émouvant. 

La maestria visuelle est quant à elle plus que jamais au rendez-vous et les nouveaux dragons présentés sont très beaux et donnent lieu à de belles scènes, notamment lors de l’arrivée d’Harold dans leur “havre”. 

Quatre ans après le premier film et une série télé plus tard (Dragons : Cavaliers de Berk), la franchise Dragons se hisse au sommet du studio Dreamworks et prouve qu’elle en a dans le ventre. La fin de ce second volet laisse même à penser qu’un troisième chapitre reste envisageable… Chiche ? 

Juil 12
Extant est la nouvelle série SF produite par Steven Spielberg pour la chaîne CBS, dont la diffusion vient de commencer le 9 juillet. Elle met en scène une Halle Berry en femme astronaute de retour de mission après 13 mois passés dans l’espace. Tout devrait bien passer sauf que… elle ne cesse de vomir et son enfant-androïde se conduit de manière étrange. C’est alors qu’on lui annonce qu’elle est enceinte, chose à priori impossible, à moins que… 
Dès le début, Extant ne dissimule pas ses influences : Gravity, A.I., Solaris, Rosemary’s Baby… La série nous propose un condensé du cinéma de genre, dont les prémices sont aussi convaincantes qu’intrigantes. Le tempo est calme, l’ambiance feutrée, l’esthétique léchée et le suspense bien présent dans ce pilote qui nous promet une tension certaine pour la suite. Halle Berry et Goran Visjnic (Urgences, Les ensorceleuses…) nous tiennent quant à eux en haleine et l’identification se fait facilement lors de ces 42 minutes qui passent à toute allure. 
A suivre pendant l’été, en espérant que Extant tienne ses promesses et ne ressasse pas trop ses références de manière évidente, risque bel et bien présent à la vision de ce premier épisode… mais on compte sur Spielberg pour nous éviter ce désagrément !

Extant est la nouvelle série SF produite par Steven Spielberg pour la chaîne CBS, dont la diffusion vient de commencer le 9 juillet. Elle met en scène une Halle Berry en femme astronaute de retour de mission après 13 mois passés dans l’espace. Tout devrait bien passer sauf que… elle ne cesse de vomir et son enfant-androïde se conduit de manière étrange. C’est alors qu’on lui annonce qu’elle est enceinte, chose à priori impossible, à moins que… 

Dès le début, Extant ne dissimule pas ses influences : Gravity, A.I., Solaris, Rosemary’s Baby… La série nous propose un condensé du cinéma de genre, dont les prémices sont aussi convaincantes qu’intrigantes. Le tempo est calme, l’ambiance feutrée, l’esthétique léchée et le suspense bien présent dans ce pilote qui nous promet une tension certaine pour la suite. Halle Berry et Goran Visjnic (Urgences, Les ensorceleuses…) nous tiennent quant à eux en haleine et l’identification se fait facilement lors de ces 42 minutes qui passent à toute allure. 

A suivre pendant l’été, en espérant que Extant tienne ses promesses et ne ressasse pas trop ses références de manière évidente, risque bel et bien présent à la vision de ce premier épisode… mais on compte sur Spielberg pour nous éviter ce désagrément !